Bela Silva pour Monoprix : une collaboration qui révèle une signature majeure de la céramique contemporaine
En 2020, Monoprix invite l’artiste-céramiste portugaise Bela Silva à concevoir sa toute première collaboration avec l’enseigne française. L’année suivante paraîtra une seconde collection, encore plus large ; mais c’est bien cette édition 2020 qui a posé les fondations esthétiques et qui demeure, pour les collectionneurs, la plus recherchée. La série puise son inspiration dans les faïences portugaises et françaises du XVIIIᵉ siècle, revisitées à travers le vocabulaire organique et végétal propre à Bela Silva.
Ce plat Bela Silva pour Monoprix est emblématique de la collection : forme ovale irrégulière façonnée à main levée, surface entièrement travaillée d’un motif de feuilles en relief qui évoque aussi bien les azulejos baroques que la sculpture végétale. L’émail blanc mat, sans décor peint, laisse la lumière travailler seule sur les arêtes et les creux — un parti pris typique de l’artiste, qui mise sur la matière plutôt que sur la couleur pour faire parler la forme.
Une édition numérotée et signée par l’artiste
Cette pièce appartient à la série originale produite en 2020 à 432 exemplaires numérotés. L’exemplaire proposé porte le numéro 257/432, et la signature manuscrite « bela silva pour Monoprix » est apposée au feutre sous la pièce — double marque authentifiant directement l’édition numérotée Bela Silva. Ce détail distingue ce plat des nombreuses autres productions issues des collaborations ultérieures de l’artiste (Serax, Ginori 1735, WawwLaTable, Viuva Lamego) et le rattache spécifiquement au chapitre Monoprix de 2020.
Qui est Bela Silva ? Une céramiste de premier plan international
Née à Lisbonne en 1966, Bela Silva vit et travaille aujourd’hui entre Bruxelles, Lisbonne et Paris. Formée à l’École des Beaux-Arts de Porto puis de Lisbonne, elle poursuit ses études à la Norwich Fine Arts en Angleterre et à l’Art Institute of Chicago aux États-Unis. Son travail a été exposé à la Galerie Ann Nathan, la Galerie Rhona Hoffman, au Musée National des Azulejos de Lisbonne, au Musée Anastácio Gonçalves, au Palais National d’Ajuda, à la Fondation Ricardo Espírito Santo, au Musée de l’Orient, au Musée National d’Art Ancien de Lisbonne et au Musée des Arts Décoratifs de Paris.
Figure montante de l’art public portugais, Bela Silva a signé les panneaux d’azulejos de la station de métro Alvalade à Lisbonne, les panneaux du Sakai Cultural Center au Japon et ceux de l’école João de Deus aux Açores. Ses œuvres sont régulièrement choisies par le décorateur Jacques Grange pour ses intérieurs, et elle compte à son actif des collaborations avec des maisons de premier rang : Hermès, Tiffany & Co, Serax, Viuva Lamego, Bordalo Pinheiro, Vista Alegre, Monoprix et Ginori 1735. Cette trajectoire institutionnelle donne à chaque pièce éditée un statut particulier : objet d’usage, certes, mais aussi fragment documenté d’une œuvre qui entre dans les collections publiques.
Caractéristiques techniques et usages
Dimensions : L 36 × P 24 × H 4 cm, soit un plat de service généreux, adapté aussi bien aux dressages de table (poissons, fromages, fruits) qu’à un usage purement décoratif en pièce centrale de console ou de buffet. La céramique Bela Silva présente ici un émail blanc uniforme, sans défaut ni reprise, qui met en valeur la texture sculptée des feuilles. La pièce peut être exposée en position horizontale sur une table ou verticalement contre un mur, selon le parti décoratif retenu.
État de conservation
Parfait état. L’émail est intact sur toute la surface, sans microfissure ni éclat. Les reliefs du motif sont nets, sans altération. La signature et le numéro 257/432 sont parfaitement lisibles sous la pièce.
Dans la sphère des éditions contemporaines produites par des maisons de distribution, certaines collaborations deviennent rapidement introuvables — celle de Bela Silva avec Monoprix en 2020 fait clairement partie de ces cas. La série a immédiatement été adoptée par les intérieurs signés Jacques Grange et par les collectionneurs de céramique contemporaine, au point que les pièces blanches émaillées de ce premier millésime sont aujourd’hui recherchées à l’unité sur le marché secondaire. Acquérir ce plat, c’est s’assurer une pièce signée d’une artiste dont la cote institutionnelle continue de monter (expositions récentes à la Double V Gallery, au Design Museum Gent, dans la galerie du Passage à Paris), à un prix encore largement inférieur à celui des éditions signées pour Hermès ou Ginori 1735. Un excellent point d’entrée dans l’œuvre d’une céramiste qui compte parmi les plus singulières de sa génération.
— L’équipe The Auctionlab








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