Sculpture charismatique, Valentin dit Uccello s’impose comme un point d’ancrage visuel dans tout espace contemporain. Sa forme ailée, à la fois architecturale et organique, dialogue admirablement avec des intérieurs aux lignes épurées ou brutes. Dans un salon minimaliste, il devient sculpture-manifeste. Dans une bibliothèque moderniste, il évoque un fragment d’histoire de l’art suspendu dans le temps. Installé sur un socle bas ou un meuble sobre, il capte la lumière naturelle qui révèle les strates de bronze et leurs reflets sombres.
Cette œuvre de César, tout en tension et en envol, s’associe parfaitement avec des matériaux nobles : un fond de béton ciré, un mur de chaux brute, une table en noyer massif ou un tapis épuré de laine. Elle trouve également sa place dans des décors plus radicaux — galeries privées, halls d’entrée architecturés ou cabinets de curiosité contemporains.
Valentin dit Uccello est bien plus qu’une sculpture : c’est une œuvre de basculement dans la carrière de César. Avant les célèbres Compressions, avant les expansions en mousse, il y eut ce bronze noir, dense et alchimique, où s’exprime déjà toute la force plastique du sculpteur. Sa rareté (dernier tirage de l’édition), son histoire muséale (Biennale de Venise, Musée Picasso…) et sa provenance (collection Creuzevault) en font une pièce à haute valeur patrimoniale.
Pour un amateur éclairé ou un primo-collectionneur exigeant, cette sculpture représente une acquisition aussi intellectuelle qu’émotionnelle. Elle est l’expression brute d’un artiste majeur du XXe siècle, à un moment-clé de sa recherche formelle. C’est une œuvre de caractère, qui signe un lieu.







