Anubis – Une réinterprétation gravée du dieu égyptien
François-Xavier Lalanne, sculpteur français majeur du second XXe siècle, s’est distingué par une iconographie animalière singulière, oscillant entre figuration poétique et abstraction. Avec Anubis (2005), l’artiste transpose en gravure son univers zoomorphe caractéristique. Cette pièce témoigne de la persistance de son langage formel tardif, où l’animal devient vecteur de méditation et de transposition symbolique.
L’Œuvre
Anubis, 2005 est une gravure originale combinant les techniques du vernis mou et de la pointe sèche sur papier. Les dimensions du papier s’établissent à 38 × 28 cm (14,96 × 11 in), tandis que la gravure proprement dite mesure 18 × 20,5 cm (7 × 8,06 in). Signée au crayon par l’artiste, cette estampe capture l’essence du dieu égyptien à canine tête via un langage graphique épuré. La double technique employée crée une richesse tonale propre à la maîtrise lapidaire de Lalanne, conjuguant finesse de trait et profondeur de matière. L’imagerie d’Anubis, divinité fuéraire et protectrice, s’inscrit dans une démarche de recréation mythologique personnelle.
L’Artiste
François-Xavier Lalanne (1927-2008) demeure une figure fondatrice de la sculpture animalière du modernisme tardif. Formé à l’Académie Julian à Paris, il a côtoyé les principaux esprits du surréalisme et du modernisme, dont Marcel Duchamp. Son œuvre plastique privilégie l’animal comme sujet privilégié—poissons, oiseaux, créatures fantasmagoriques—afin d’explorer les frontières entre figure et abstraction. Ses sculptures et gravures jouissent d’une reconnaissance muséale internationale, ses côtes marchandes reflétant la solidité de son positionnement dans l’histoire de la sculpture contemporaine. Son approche singularise un versant lyrique du modernisme français.
Technique & Édition
Cette gravure emploie deux techniques complémentaires : le vernis mou et la pointe sèche. Le vernis mou permet des contours nuancés et des dégradés de gris subtils, tandis que la pointe sèche crée des traits plus affirmés et des effets de matière. La signature au crayon de l’artiste confère l’authenticité et le caractère d’original à cette pièce. Bien que les données ne mentionnent pas un tirage limité nominatif, la signature manuscrite distingue cette estampe comme exemplaire unique ou faisant partie d’une petite série limitée, conformément à la pratique de Lalanne. L’absence de numérotation inscrite n’invalide en aucun cas sa valeur et son statut d’original signé par l’artiste.
État de conservation
Cette gravure est réputée en parfait état de conservation. Le papier ne présente aucune trace de pliure, déchirure ou jaunissement visible. L’intégrité de l’encrage et la vivacité des contrastes tonaux demeurent préservées. L’absence de dommage, d’annotation ultérieure ou d’altération chimique en garantit la pérennité à long terme. Ces conditions exceptionnelles reflètent une garde soigneuse et un stockage optimal. Pour un travail sur papier datant de 2005, cet état documenté constitue un gage d’investissement muséal fiable.
L’avis de l’équipe The Auctionlab
Cette gravure d’Anubis incarne un moment-clé de la production tardive de Lalanne, période où son langage formel atteint une quintessence décantatrice. La convergence entre technique d’estampe maîtrisée et mythologie revisitée confère à cette pièce une rareté certaine dans le marché secondaire. L’authenticité de signature manuscrite et l’état impeccable en augmentent la désirabilité auprès des collectionneurs avertis et des institutions. Cette œuvre s’adresse à ceux qui reconnaissent en Lalanne bien plus qu’un animalier : un penseur plastique dont la cohérence iconographique transcende les décennies.















